La résilience à l’ère du numérique

La résilience à l’ère du numérique

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La résilience à l’ère du numérique

par Abdellah El-khayati, CEO VALUEIT

La crise engendrée par le COVID a touchée pas mal d’entreprises et de secteurs d’activité, et beaucoup de PME ont été pris de court par les évènements et ont vu leur capacité à résister remise en question, surtout avec l’absence de visibilité au début de la crise.

S’il y a un avantage à cette situation, c’est bien celle de permettre aux entrepreneurs et managers de réexaminer leur business model et la façon avec laquelle ils pilotent leurs entreprises : part des charges fixes et variables, Opex vs Capex, opportunités de scaler son business et s’offrir les avantages que permet la technologie.

Il est temps de procéder à une analyse complète de notre chaîne de valeur pour :

  1. Optimiser : Enlever tout ce qui est superflue et ne produit pas de valeur pour nos clients
  2. Standardiser : Détecter les activités éligibles à la standardisation et opter pour un fonctionnement prévisible et standardisé tout en laissant une marge de manœuvre pour les spécificités que peut représenter un client 
  3. Automatiser : Chercher les activités éligibles à l’automatisation, comme par exemple la génération de leads où le support.

L’amorçage de ces trois chantiers est indispensable pour tout entreprise souhaitant se doter d’une capacité de résilience. L’enjeux ensuite est d’institutionnaliser ces chantiers et assurer que ces trois aspects soit pris en charge dans la boucle d’amélioration.

Si la mise en place de ces chantiers est indispensable pour améliorer l’efficacité opérationnelle et optimiser le fonctionnement d’une entreprise, qu’en est il de la stratégie ? de la gouvernance, et des autres aspects qui peuvent être à la source de l’effondrement d’une entreprise, aussi efficace soit elle sur le plan opérationnel.

Quelle sont alors les principes à respecter pour être résilient et comment le numérique peut aider dans la poursuite de cet objectif ?

Dans ce qui suit, je vais partager avec vous quelques aspects à mettre en place dans votre entreprise pour être mieux résilient face aux crises, avec ce que peut apporter le numérique pour leur mise en place.

  1. Analyse permanente de la redondance :

Il s’agit de s’assurer de notre capacité à faire face à une menace détectée par notre système de veille (un problème économique, social, technique, écologique, financier ou autre) et être prêt pour les pires scénarios en changeant de stratégie, de partenaires où en mobilisant de nouvelles ressources.

Apport du numérique : Le digital offre des opportunités de croissance insoupçonnées et avec des moyens beaucoup plus accessibles qu’avant, on parle de growth hacking pour évoquer les techniques de croissance que peuvent utiliser des PME où des individus qui n’ont pas les moyens des grands

  • Disposer de la trésorerie nécessaires :

Ne pas dépendre d’un seul banquier, constituer des réserves dans les périodes faciles, diversifier ses investissements, …etc.

Apport du numérique : Le digital peux servir pour optimiser les coûts de fonctionnement, pour chercher des investissements rentables et à faible coût/risque où encore pour créer des business model complètement automatisé et qui génèrent des revenus passifs

  • Vérifier que ses banquiers, ses actionnaires et même ses collaborateurs partagent les mêmes valeurs afin qu’’ils répondent présents en cas de crise, en particulier de crise financière.

Apport du numérique : à travers les nouvelle technologies digital nous avons plus de possibilités de mieux connaitre les autres : leurs valeurs, leur façon de réagir face aux évènements

  • Mettre en place toute les assurances possibles face aux risques et notamment ceux spécifiques à l’entreprise, pour réparer les dommages et pour pouvoir redémarrer : l’élaboration de la liste de ces risques et de leurs modes de couverture est, pour les entreprises comme pour les individus, une tâche cruciale ;

Apport du numérique : grâce au cloud, notre patrimoine digital est mieux surveillé et protégé avec plus de garanties de relance en cas de panne que si on s’appuie sur des moyens traditionnelles

  • Transformer l’essentiel des frais fixes en frais variables, pour s’adapter aux exigences de la résilience et être aussi flexible que possible, ce qui exige un maximum de fluidité, un nomadisme résolu de l’entreprise, une chasse permanente aux gaspillages et aux rentes ;

Apport du numérique : à ce niveau, le numérique est au cœur du dispositif à travers la puissance de l’automatisation, de l’IA et de toutes les technologies qui permettent d’optimiser ses coûts de fonctionnement

De nouveaux offres apparaissent sur le marché, grâce à la révolution digital, et permettent de transformer les CAPEX en OPEX (location au lieu d’achat, facturation à l’utilisation)

  • Préparer des plans d’action d’urgence (notamment de trésorerie et de communication), ou à tout le moins, en l’absence de plan, des procédures de réaction rapide à toute crise, avec des répétitions à blanc et des systèmes d’échanges très rapides entre responsables, sans hiérarchie excessive.

Apport du numérique : le digital permet à ce niveau une mise en relation rapide et en temps réel entre les acteurs pour coordonner leurs actions, s’informer mutuellement et disposer de l’information nécessaire pour décider et avancer.

  • Attribuer aux responsables de la surveillance des risques ( financiers, écologiques, juridiques, assurantiels) un statut et une rémunération au moins égale à celle de ceux qu’ils contrôlent ; leur confier en particulier la mission d’évaluer à intervalles réguliers la résilience de l’entreprise face à tous les dangers et de tester l’efficacité des redondances, et en rendre compte au pus haut niveau de l’entreprise ;

Apport du numérique : les gains réalisés grâce au numérique permettront de dégager les marges nécessaires pour rémunérer ces profils et aussi optimiser ce travail de contrôle et de surveillance et le rendre plus efficace et à faible coût

  • Diffuser la culture de la résilience à tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise, sans pour autant qu’elle se transforme en principe de précaution paralysant le goût du risque. La pleine conscience du risque doit au contraire conduire à en prendre plus : une fois les dangers évalués, mesurés, les protections mises en place, il devient possible d’oser

Apport du numérique : avec l’explosion des réseaux sociaux et du mobile, jamais l’entreprise n’a eu plus de moyens de communiquer et de transmettre le message à travers des supports variés, ludiques, avec plus de possibilités de ciblage en terme de lieu, de temps et de destinataires.

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